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photo: A. Trekker

Retour d'un voyage en Pologne et de la visite du camp d'Auschwitz-Birkenau. Juste le désir d'écrire pour partager le savoir et ne pas laisser s'installer le silence de la mémoire face à l'effroi de la terreur.

Après la lecture de Hannah Arendt  ("Eichmann à Jerusalem"), voici en partage quelques extraits :

"L'état totalitaire laisse ses adversaires disparaître dans l'anonymat et le silence".

"Les oubliettes n'existent pas. Rien d'humain n'est à ce point parfait, et il y a simplement trop de gens dans le monde pour rendre l'oubli possible. Il restera toujours un survivant pour raconter l'histoire."

"Car la leçon de ces histoires est simple et à portée de tous.Politiquement parlant, elle est que, dans des conditions de terreur, la plupart des gens s'inclineront mais que certains ne s'inclineront pas; de même, la leçon que nous donnent les pays où l'on a envisagé la Solution finale, est que "cela a pu arriver" dans la plupart d'entre eux, mais que cela n"est pas arrivé partout. Humainement parlant, il n'en faut pas plus, et on ne peut raisonnablement pas en demander plus pour que cette planète reste habitable pour l'humanité."

C'est peut-être une des motivations à la source du travail en histoire de vie et en approche biographique : ne pas laisser le silence s'installer pour que l'humain puisse raisonnablement subsister, dans la rencontre et le partage du meilleur et du pire. J'écris celà en toute humilité.